Réalisations / Productions / Documentaires

John Fante

1995 - Un film de René Féret / Durée : 52 mn
John Fante

J’ai découvert les romans de John Fante en 1996. J’ai tout dévoré. J’ai été emballé par sa démarche autobiographique, familiale, lumineuse, extrême, accomplie dans le secret de ses tiroirs où certaines de ses œuvres se trouvaient encore inédites après sa mort. J’étais prêt à troquer mes propres souvenirs familiaux contre les siens. Il avait tellement de talent. J’étais au coeur de cette attirance quand Florence Mauro, une amie précieuse qui m’avait épaulé à France 3 au moment de “Baptême”, me propose de faire l’un des portraits des Grands Ecrivains du XXème Siècle, série produite par la chaîne. John Fante n’était pas sur la liste. J’acceptai à condition que ce soit lui. Trois semaines après, je me retrouvais à Los Angeles, sur les traces du grand écrivain, négociant des interviews filmées de sa famille et de ses amis scénaristes, rencontrant l’un de ses fils, Dan, dont je ramenai le manuscrit de son premier roman à Paris, que je fis éditer chez Robert Laffont. Je n’obtins jamais les droits de “Mon chien stupide” pour en faire un film et je suis revenu à ma propre autobiographie avec “L’enfant du pays”, le troisième volet de mon triptyque familial.

John Fante (1909-1983)
D’origine modeste, John Fante, fils d’immigrants italiens, né en 1909 à Denver (Colorado), fait très jeune ses premières gammes en écriture. Il montre ses textes à H. L. Mencken qui lui achète dès 1932 sa première nouvelle pour l’American Mercury, le prestigieux magazine qu’il dirige. Commence alors entre les deux hommes une amitié épistolaire qui durera plus de vingt ans. En 1933, son premier roman, “La Route de Los Angeles”, est refusé par les éditeurs et il lui faudra attendre cinq ans la publication de “Bandini”. Parallèlement, il fait ses débuts dans les studios de Hollywood où il participe, de 1935 à 1966, à la rédaction de scénarios d’une dizaine de films. Romancier autobiographe, Fante n’a jamais raconté dans ses romans qu’une seule histoire ; la sienne. Celle d’un immigré de la deuxième génération, de son père, de sa mère, de ses frères et sœurs et de leurs voisins bavards et catholiques, italiens eux aussi. Il raconte également ses vagabondages à Hollywood, l’argent facile dans lequel on se noie, puis le choix de la pauvreté qui est celui de l’écriture. Tardivement révélé au public avec “Plein de vie”, John Fante est mort en 1983

Technique

Produit par Les Films Alyne (Films du XXème) - France 3 - avec la participation du CNC

Photos

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